Aide sociale unique, fond de sauvegarde… Les annonces de Sébastien Lecornu devant les départements

En clôture des Assises nationales des Départements de France à Albi ce vendredi, le Premier ministre a annoncé le dépôt de plusieurs projets de lois. Notamment un en faveur de cette « allocation sociale unique ».

« Ayons le courage, une bonne fois pour toutes, de faire ce que tout le monde a réclamé depuis un certain nombre d’années ». Présent en clôture des Assises nationales des Départements de France à Albi ce vendredi 14 novembre, Sébastien Lecornu, le Premier ministre, donne le ton : il veut accélérer sur plusieurs dossiers. Celui de l’aide sociale unique, sur lequel les ex ont également planché et soutenu par une mission parlementaire, en particulier.

Il a annoncé que son gouvernement déposera un projet de loi en décembre en faveur de cette « allocation sociale unique », destinée à rapprocher plusieurs prestations sociales comme le RSA ou certaines aides au logement.

« Plutôt que de remettre sur la table de vieux serpents de mer, je préfère qu’on avance avec cette visibilité »

« Cette aventure de l’allocation sociale unique va faire l’objet d’un projet de loi rapide, puisqu’il sera déposé au conseil des ministres au mois de décembre », a affirmé le Premier ministre, en faisant valoir les « économies de gestion » d’une telle mesure qui est à même selon lui de « réconcilier beaucoup de gens de sensibilités politiques différentes », même si cette allocation est réclamée principalement par la droite. Et de poursuivre : « Ça, c’est une réforme. Plutôt que de remettre sur la table de vieux serpents de mer, je préfère qu’on avance avec cette visibilité. »

Sébastien Lecornu a également annoncé que le gouvernement allait déposer un amendement pour porter de 300 à 600 millions d’euros le fonds de sauvegarde des départements dans le budget 2026.

« Le gouvernement déposera un amendement pour multiplicateur par deux le fonds d’urgence », a-t-il indiqué. « J’ai donné mandat aux ministres pour rouvrir le dossier du Dilico », un dispositif très reflétant de mise en réserve des recettes fiscales, faisant droit aux revendications des départements. Il a également souligné que le temps était « venu de réformer en profondeur les agences régionales de santé, d’affirmer la part régalienne du sanitaire » et de « permettre aux préfets d’en être les responsables »

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