Contrat d’engagement jeune : près de 500 000 bénéficiaires pour un accès à l’emploi durable

Déjà près d’un demi-million de bénéficiaires. En un an et huit mois d’existence, le contrat d’engagement jeune (CEJ) a permis à 465 000 jeunes, âgés de 16 à 25 ans, d’accéder à un emploi. Objectif du dispositif : lutter contre le décrochage scolaire et permettre une insertion rapide et durable dans l’emploi.

Contrat rempli. Un peu plus d’un an et demi après son lancement officiel, le CEJ est en passe de franchir la barre symbolique du demi-million de bénéficiaires. Un succès, selon le ministère du Travail. Lancé le 1er mars 2022, l’héritier de la Garantie jeune, propose aux 16-25 ans, un accompagnement individuel et intensif, pouvant aller jusqu’à 12 mois, dans le but d’une insertion rapide et durable dans l’emploi. Pour être éligible, il faut rencontrer des difficultés d’accès durable à l’emploi et être ni étudiant, ni en formation.

Au moins 15h d’activité par semaine

Quand un jeune signe son contrat, il bénéficie de :

  • Un accompagnement par un conseiller dédié, qui le suit tout au long de son parcours au travers de rendez-vous réguliers.
  • Un programme intensif de 15 à 20 heures par semaine, établi en fonction de ses besoins, pouvant comporter des activités individuelles, collectives et en autonomie encadrée et destinées notamment à prendre confiance en lui, construire son projet, développer ses compétences et résoudre l’ensemble de ses difficultés d’accès à l’emploi (mobilité, santé, etc.).
  • Une application pour échanger avec son conseiller et suivre l’évolution de son parcours.

Sous certaines conditions, dont celle de respecter ses engagements, le jeune peut également bénéficier d’une allocation mensuelle, calculée en fonction de ses ressources et pouvant aller jusqu’à 528 euros.

Près de 70% des 465 000 bénéficiaires accompagnés à travers ce dispositif ont moins de 21 ans ; 90% d’entre eux ont un niveau bac ou inférieur et 45% sont non diplômés.

Un volet « jeunes en rupture »

Dans le prolongement du CEJ, un volet spécifique a été mis en œuvre à destination des jeunes en grande rupture afin de répondre de manière adaptée à leurs besoins en mobilisant des moyens spécifiques, qui n’ont pas les prérequis pour entrer en CEJ et qui ne peuvent se mobiliser sur les 15 heures d’activité hebdomadaire. Il s’agit de lever les freins en termes de santé, de mobilité, de logement, de prendre en compte leur mal être, leur sentiment d’échec voire d’angoisse.

Le premier enjeu est de les repérer dans la mesure où ils ne sont pas connus du service public de l’emploi, de France Travail (ex-Pôle emploi) ou des missions locales.

Le deuxième est la capacité à aller à leur rencontre dans leurs lieux de vie mais aussi sur les réseaux sociaux qui doivent être davantage investis par les acteurs de la jeunesse.

Le troisième défi est de remobiliser les jeunes en les motivant, en les faisant participer à des actions collectives et en levant les freins sociaux auxquels ils sont confrontés pour leur insertion professionnelle.

Le volet jeunes en rupture du contrat d’engagement jeune, porté par le ministère du Travail, est également inscrit dans le cadre de la Stratégie nationale de prévention et de lutte contre la pauvreté – et désormais dans le cadre du Pacte des solidarités.

L’objectif est de repérer 50 000 jeunes d’ici 2027, avec un premier palier de 18 000 jeunes en 2025 et de signer un CEJ avec au moins la moitié d’entre eux.

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