La suppression annoncée par le Gouvernement, sous forme de « gel », des crédits de la Dotation de soutien à l’investissement des départements (DSID), pour faire face aux difficultés budgétaires de l’Etat, constitue un mauvais coup pour l’investissement public. À l’heure où nos concitoyens attendent des services publics de qualité, des infrastructures modernisées et une accélération de la transition écologique, cette décision risque encore de freiner des projets essentiels au développement local et à la cohésion territoriale.
Partant d’une logique indistincte de coupes budgétaires destinées à réduire le déficit de l’Etat, le Gouvernement ne semble pas mesurer pleinement les conséquences de cette décision pour l’économie locale.
Après deux années de baisse de l’investissement des Départements et alors même que les collectivités locales portent près de deux tiers de l’investissement public civil en France, c’est un soutien en moins à l’activité économique de proximité, au risque d’accentuer les fractures territoriales et le sentiment de relégation de nombre de nos concitoyens.
Pour les Français, notamment en milieu rural, cette décision risque de se traduire par le report de projets structurants participant directement à l’amélioration du quotidien : rénovation des collèges, entretien des routes et des ouvrages d’art, investissements liés à la transition écologique, etc. S’agissant de cette dernière, quand l’Etat appelle les collectivités à en accélérer le processus il réduit en même temps les moyens qui leur permettent concrètement de la mettre en œuvre, en particulier au travers du « Fonds vert », désormais réduit à la portion congrue.
A l’heure où la situation financière des Départements apparaît dégradée et qui plus est incertaine, Départements de France rappelle le besoin de stabilité et de prévisibilité qui prévaut à la construction de leurs budgets.
Départements de France demande ainsi le maintien intégral des crédits de la DSID afin de poursuivre les investissements indispensables à l’attractivité des territoires, au soutien de l’économie locale et à l’amélioration du quotidien des Français. « L’investissement local ne doit pas être considéré comme une variable d’ajustement budgétaire mais comme un levier majeur de développement et de solidarité » met en garde François SAUVADET, président de Départements de France.