Enfance : Sarah El Haïry interpellée sur l’aide sociale à l’enfance à l’Assemblée nationale

Le 18 juin dernier, la Haut-commissaire à l’enfance Sarah El Haïry, est venue présenter sa feuille de route devant la Délégation aux droits des enfants de l’Assemblée nationale.  Parmi les thématiques abordées figuraient l’usage des écrans et les initiatives engagées contre les lieux dits « no kids ». Les députés des groupes LFI et Écologistes l’ont par ailleurs interrogée sur les enjeux liés à l’aide sociale à l’enfance.

La Haut-commissaire a mis en avant la complémentarité de son action avec celle de la ministre Catherine Vautrin, soulignant son plein soutien, notamment sur les sujets de prévention.

En réponse à l’interpellation d’une députée LFI évoquant « 400 000 enfants en danger » (sic), elle a rappelé plusieurs démarches positives en cours, tout en renvoyant à la responsabilité première des Départements et aux discussions en cours avec l’association Départements de France, en particulier sur les aspects financiers. La possibilité d’une recentralisation de la compétence a été évoquée, comme une option laissée à l’appréciation du Parlement.

Elle s’est montrée favorable à une évolution du décret dit « hôtels » et a critiqué des disparités sur l’accompagnement des jeunes majeurs [voir « Ils parlent des Départements »].

Par ailleurs, sur la pause numérique dans les collèges, elle a précisé que la généralisation devait se faire « en fonction bien sûr de la réalité et du choix du directeur de l’établissement ».

Elle a également insisté sur l’importance du soutien à la parentalité, en particulier en matière d’accompagnement à l’usage des outils numériques, dans le cadre d’un plan national en cours de finalisation.

Dans la lutte contre les violences faites aux enfants, la Haut-commissaire a indiqué avoir constitué un groupe d’experts chargé d’objectiver les violences subies par les plus petits. Un questionnaire sera transmis à la rentrée pour ce faire (aux PMI, CRIP, hospitaliers) et une campagne d’information sera réalisée pour promouvoir le numéro d’urgence 119.

Enfin, elle a mentionné des travaux en cours sur la politique de l’adoption, ainsi que la tenue prochaine d’un comité interministériel pour l’enfance, « permettant à chaque politique publique portée d’être évaluée, d’avoir des indicateurs et un comité de suivi ».

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