Le chantier de l’A69 devant relier Toulouse à Castres est à l’arrêt depuis une décision du tribunal administratif de Toulouse rendue le 27 février dernier.
La finalisation du chantier de l’autoroute Castres-Toulouse est «un enjeu national», a estimé le président de Départements de France, François Sauvadet, lors d’un déplacement dans le Tarn, mardi. Alors que la construction de l’A69 a été stoppée fin février par la justice administrative, il a affirmé que «le combat de l’A69, c’est le combat de tous les départements de France». Accompagné des présidents des conseils départementaux du Tarn, de l’Aveyron et de la Dordogne, il a parcouru une partie du chantier de l’autoroute qui devait initialement être mise en service fin 2025.
«Le destin de l’A69 c’est un enjeu national. On ne peut pas continuer comme ça, cette autoroute est terminée aux deux tiers. Il faut absolument sortir de cette impasse», a déclaré à des journalistes François Sauvadet. Le 27 février, le tribunal administratif de Toulouse a annulé l’autorisation environnementale délivrée par l’État, considérant qu’il n’y avait pas de Raison impérative d’intérêt public majeur (RIIPM) pour justifier les atteintes à l’environnement occasionnées par le chantier de l’A69. L’État a fait appel de cette décision devant la cour administrative d’appel de Toulouse.
«Prêts à redémarrer le chantier»
Parallèlement, des parlementaires du Tarn ont déposé une proposition de loi visant à faire reprendre au plus vite le chantier. Ce texte doit être examiné le 15 mai au Sénat, puis début juin à l’Assemblée nationale. «On est au-delà de l’enjeu de l’A69. La question de fond est de savoir si on veut une insécurité juridique chronique ou si on veut que s’impose la logique environnementaliste de bobo-urbains qui vivent dans un environnement bien desservi», a précisé Philippe Folliot sénateur du Tarn, présent mardi à Castres.
En cas de feu vert de la cour administrative d’appel ou de succès de l’initiative parlementaire, «on est prêts à redémarrer le chantier», a assuré le PDG de la société en charge des travaux Atosca Martial Gerlinger. Pour le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau, de passage dans le Tarn le 12 avril, avec la décision de la justice administrative, «on perd des occasions de développement économique, une agilité, une compétitivité» dont les acteurs locaux «ont besoin».