Nano 2017 : le département de l’Isère en avant-garde

Le programme est baptisé Nano 2017. Il a été lancé en grande pompe la semaine dernière, en Isère, par le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, en personne, accompagné pour la circonstance par quatre membres de son gouvernement.  Ce programme représente un investissement de 3, 5 milliards d’Euros sur 5 ans. L’Etat est évidemment mis à contribution, à hauteur de 600 millions, mais aussi l’Europe ainsi que les collectivités locales. Sans oublier les partenaires privés, au premier rang desquels le groupe franco-Italien STMicroelectronics, chef de file du projet, avec le laboratoire LETI du CEA à Grenoble et IBM. Il investira 1, 3 milliard pour doubler la capacité de production de son site de Crolles, où il emploie déjà 4 159 personnes.

Cette mobilisation générale  sur ce secteur des nanotechnologies, c’est-à-dire l’infiniment petit, et plus précisément, en l’occurrence, la recherche et le développement dans le secteur des semi-conducteurs, a pour ambition de permettre à la France de  » franchir le prochain saut technologique nécessaire pour rester compétitif, au niveau mondial.  » Elle ne doit rien au hasard, puisqu’elle s’inscrit dans le sillage de Minatec, installé à Grenoble en 2002, grâce auquel un millier d’emplois ont été créés en Isère, durant la décennie écoulée.
Et pour Minatec comme pour le programme Nano 2017 on retrouve à la manœuvre le même chef d’orchestre. Car c’est bien André Vallini qui a rendu possible la réalisation de Minatec – projet que bien des institutionnels trouvaient alors quelque peu aléatoire – en engageant le Conseil général de l’Isère qu’il préside. Pour Nano 2017 il a tout autant fait preuve d’omniprésence et de discrétion. C’est lui qui a défendu l’idée auprès de nombre d’interlocuteurs susceptibles d’y être associés, par exemple le Commissariat général à l’Investissement, à priori davantage tenté par des secteurs plus traditionnels. Ses liens personnels avec le Président de la République et avec le Premier ministre n’ont certes pas été un handicap pour faire avancer le dossier.
 » L’Isère a développé une véritable stratégie industrielle ancrée sur un territoire et fondée sur une capacité de recherche et d’innovation,  » explique André Vallini.  » Parce que nous refusons la fatalité de la délocalisation, nous mettons en réseau nos organismes de recherche, nos ingénieurs, nos entreprises et les collectivités locales. « 
La veille de la visite de Jean-Marc Ayrault et du lancement officiel de Nano 2017, le Conseil général de l’Isère votait une délibération formalisant son engagement financier. Pour montrer l’exemple.

Mise en ligne le 30 juillet 2013

 

P.B.

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