Routes, enfance, solidarité : les Départements obligés d’être inventifs

Réunis à Albi, où doit les rejoindre le Premier ministre ce vendredi, les présidents des conseils départementaux savent que les caisses sont vides. Ils réclament plus d’autonomie pour avancer.

Des rubans de routes qui n’en finissent plus sur 2 500 kilomètres et quelque 1 200 ponts à surveiller de près. Dans les Alpes-de-Haute-Provence, 90% d’un budget établi à 314 millions d’euros sont consacrés aux dépenses structurelles, dont ce réseau particulièrement exigeant.

Ce qui laisse peu de place aux investissements, d’autant que les aléas climatiques incitent à la prudence. Forcément, quand Philippe Tabarot, le ministre des Transports, évoque ce jeudi matin à Albi, où sont réunis les Départements de France, une taxe sur les routes qui pourrait revenir à ces collectivités, Éliane Barreille tend l’oreille.

« Ce serait une aide très importante, sachant que les diverses taxes sur les routes et produits intérieurs pétroliers rapportent 33 milliards par an à l’État et aux Régions. Alors que nous qui avons la compétence des routes, n’en profitons pas.« 

60 Départements sur 104 dans le rouge

La présidente LR des Alpes-de-Haute-Provence n’est pas du genre à se plaindre. Après avoir serré les dépenses et profité des droits de mutations importants pour réduire sa dette de 128 à 75 millions d’euros, ce qui lui permet de réinvestir sur les collèges et… les routes, elle s’offre un répit budgétaire…

Source : Routes, enfance, solidarité : comment les Départements se retrouvent obligés d’être inventifs

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